Paroisse dédiée à Saint-Taurin, Hécourt était au XIIème siècle, fief de Jean de Chambines.
Au XVème siècle, les habitants, le curé et les marguilliers de la paroisse d’Hécourt avaient des droits d’usage dans la forêt de Merey.
Le village que nous connaissons aujourd’hui a été construit en pierre du pays (calcaire grossier en plaquettes). Une carrière, peut-être beaucoup plus ancienne, se situait au XIXème siècle et encore au début du XXème siècle au pied du Bois-Bataille, descendant par paliers jusqu’au Clos au Clerc, en plein centre du territoire des communes d’Hécourt et Chambines.
Il est vraisemblable qu’au moyen-âge, seuls aient été construits en ‘dur’ les bâtiments religieux et les châteaux, les autres étant en torchis, comme partout ailleurs à cette époque. Le bois pouvait être utilisé puisqu’il abondait dans la région mais, comme il fallait l’autorisation du seigneur pour exploiter la forêt, les colombages ne devaient pas être fréquents.
C’est à partir du XVème siècle que les habitants d’Hécourt, le curé et les marguilliers (administrateur des biens de la paroisse) eurent certains droits d’usage dans la forêt d’Hécourt.
Les textes relatifs à notre proche région remontent au XIIème Siècle et concernent principalement les possessions de la famille de Chambines et celles du clergé.
Ainsi, une lettre de 1190, adressé par Simon d’Anet à l’évêque d’Evreux mentionne le don que fit Jean de Chambines pour accroître la prébende (revenu attaché à un bien ecclésiastique) dont jouissait alors déjà son copain Aubert de Chambines ; il s’agissait des églises de Saint-Chéron, d’Hécourt et de la chapelle de Chambines, dédiée à Sainte Marie-Madeleine.
Cet oratoire est aujourd’hui détruit, son emplacement précis incertain, mais très probablement au lieu-dit « La Madeleine », où un monastère de moniales aurait existé.
En 1206, un acte fut établi entre trois Guillaume : Guillaume (Abbé d’Abecourt), reconnaît avoir reçu de Guillaume, archidiacre d’Evreux, et de Guillaume, curé de Saint-Taurin d’Hécourt, « la permission d’établir un oratoire dans la paroisse. »
La même année « Guillaume de Chambines, prêtre, fut témoin d’une charte de Raoul de Crévecoeur pour les Vaux-de-Cernay (qui sont situés à plus de 100km à l’est-sud-est)
Comme on le voit, il est souvent question de biens religieux, et cela continuera pendant plusieurs siècles ; vers 1360, les religieux de Noé possédaient un manoir à Hécourt, « plus de 4 acres de vignes ».

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